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Décès du correspondant d’El Watan à Naâma

Les citoyens rendent un dernier hommage à Djillali Smaïli

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le 17.04.18 | 12h00 Réagissez

La corporation des journalistes d’El Watan vient d’être, une nouvelle fois, endeuillée ce dimanche par la disparition de notre ami et collègue Smaïli  Djillali dit «Didi», à l’âge de 70 ans, correspondant d’El Watan à Nâama.

Le défunt a été enterré à Naâma, hier à 13h, lors de la prière de dohr, où une foule nombreuse lui a rendu un dernier hommage. Notre confrère n’a pas pu résister simultanément à trois maladies impardonnables, le diabète, l’hypertension, qui l’ont diminué physiquement, et puis finalement un AVC qui l’a foudroyé et l’a plongé dans un état semi-comateux pendant plusieurs mois jusqu’à l’annonce avant-hier de son décès.

Mohamed Nadjah, journaliste à Béchar, rappelle que «Smaïli Djillali était un homme apprécié par ses amis, son entourage et par tous ceux qui l’ont connu. Il était respecté précisément à cause de ses qualités de simplicité, d’affabilité et d’honnêteté qui le rendaient aussitôt sympathique auprès des gens». Bachelier à la fin des années 1960, il a été surveillant jusqu’au début de 1970 au lycée polyvalent de Béchar et ce, pendant plusieurs années, avant de rejoindre l’antenne locale d’une entreprise étatique jusqu’à l’année 2000, date de sa mise à la retraite.

Lecteur assidu de la presse indépendante, cultivé, il confia à des amis qu’il avait une préférence particulière pour le quotidien El Watan à cause des «thèmes socioéconomiques et analyses approfondies et développées par le journal» et  qu’il avait fini par rejoindre en qualité de correspondant à Nâama en 2008. Très attaché au journal, il avait aussi révélé à un ami qu’une proposition lui a été faite par un autre titre de la presse indépendante, mais qu’il avait refusé par fidélité au journal.

Le défunt était marié et a laissé trois enfants. Mohamed Kali, journaliste à Aïn Témouchent, a tenu, lui aussi, à livrer son témoignage sur Djillali Smaïli : «Il est parti, le brave des braves, le gentil, comme on le qualifiait. Djilali, notre aîné de trois ans, a été notre pion à l’unique lycée de Béchar à la fin des années 1960. Par tempérament dans l’indulgence, il n’a jamais été dans la sévérité selon le code de conduite d’un système scolaire, où alors la discipline était une affaire très sérieuse.

Dans la vie active, à Naphtal, il demeura mesuré et dans la pondération. Grâce à son sérieux et surtout son intégrité, il est en fin de carrière chef de service des moyens généraux. A 50 ans, il prend le large en faisant valoir ses droits à la retraite. Cependant, il ne demeure pas inactif. Il se met au service de la collectivité en étant un des membres fondateurs d’une association dite les Amis de la Saoura. Dans le mouvement associatif, il se lie d’amitié avec des personnes de Naâma.

Il se rapproche d’eux en déménageant avec sa famille. Il est dans l’humanitaire, au Croissant-Rouge, et dans la défense de l’environnement, dans une autre association. Il rejoint El Watan. Ses papiers sont souvent dans le factuel étant donné que Naâma est une petite ville. Les grandes enquêtes, les grands reportages n’y sont donc pas de mise.

On se rencontre tous aux mêmes endroits. La convivialité est là et les liens ne sont pas distendus comme dans les grandes villes. Djilali rapporte néanmoins honnêtement sa région dans ce qui l’a fait : le pastoralisme des vastitudes, l’agriculture des bords d’oued ou de quelques oasis ainsi que la vie des communes. Il s’intéressait également à la vie culturelle locale.

A cet égard, son dernier article avant qu’un pic de tension ne l’installe dans l’invalidité, est consacré à un artiste local qui venait de décéder. De passage à Naâma, nous lui avons rendu visite avec son voisin et ami Mohammed Aïssaoui, il croyait encore pouvoir reprendre la plume bien qu’il avait du mal à faire deux pas. Un deuxième pic, huit mois plus tard, mit fin à sa vie d’honnête homme. Adieu confrère !»
 

Mohamed Kali, M. Nadjah
 
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