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Tipasa : Le scandale dans l’attribution opaque du foncier persiste

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le 16.04.18 | 12h00 Réagissez

Les gestionnaires de la wilaya côtière bafouent dans l’impunité les lois de la République. Le diktat de l’omerta. Moult scandales dévoilés dans les colonnes de la presse et révélés par les services de sécurité n’ont pas dissuadé les maîtres du présent.

La corruption et les inlassables passe-droits continuent à faire des ravages à Tipasa au détriment de l’intérêt général. En effet, un télégramme de recherche signé en date du 1er février 2012 par la DGSN, sous la référence 258/2012, avait été lancé à l’encontre d’un certain R. B., né en 1970 à Bouzaréah (Alger). Celui-ci avait déjà fait l’objet d’un mandat d’arrêt signé par le tribunal de Mila le 14 décembre 2011, sous la référence 70, pour «faux et usage de faux». Le nommé R. B. réside dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Un repris de justice qui aurait été impliqué dans des affaires de drogue. D’ailleurs, son domicile avait fait l’objet d’une perquisition entreprise par les éléments de l’institution du général-major Abdelghani Hamel, en raison de soupçons relatifs à la commercialisation de stupéfiants. Plus étonnant encore, c’est que ce «distingué promoteur» bénéficie de complicités obscures de membres influents de l’état-major de la wilaya de Tipasa.

Le nommé R. B. est bien introduit auprès des décideurs de la wilaya de Tipasa. Sans aucun doute, il ne lésine pas sur les moyens pour huiler la mécanique, afin de transgresser les règles et investir aisément ce territoire très convoité. Etrangement, le wali de Tipasa attribue à R. B. un terrain avoisinant 5000 m2 au centre urbain pour la réalisation de son projet. Il s’agit de la construction de 100 logements promotionnels et de locaux commerciaux.

L’arrêté du wali, signé le 12 octobre 2017, porte la référence 1368 pour cet «investisseur». Ce n’est pas l’unique arrêté douteux signé par le wali en ce mois d’octobre 2017. Quoi qu’il ait fait l’objet d’avis de recherches d’institutions de la République, le «promoteur chanceux» est soutenu et accompagné à Tipasa. En effet, non seulement le wali lui a remis l’acte de propriété du terrain, mais il lui a délivré le permis de construire pour son projet de réalisation de 100 logements promotionnels, selon notre source officielle de la wilaya.

Le document du morcellement de cette zone dans la ville de Tipasa porte la référence n°1403. En dépit du mutisme et de l’ignorance de certains fonctionnaires contactés, nos démarches n’ont pas été vaines. Des directeurs de wilaya installés depuis plusieurs années à Tipasa, bien qu’ils aient déjà été complices de ces dérives, convoqués d’ailleurs par le magistrat pour des affaires qui avaient été à l’origine de l’éviction de l’ex-wali, bénéficient d’une énigmatique protection de leurs hiérarchies.

D’autres scandales seront publiés dans un proche avenir. La face cachée de la gestion administrative de la wilaya de Tipasa est pire que celle d’une république bananière. Les convoitises prennent du volume et se perpétuent au «42». Des «élus» de Tipasa fuient la réalité et ne réclament pas de transparence afin de préserver leurs privilèges. C’est un système de gestion des affaires publiques locales verrouillé. L’Etat, quant à lui, tarde à sévir contre ses commis locaux. Tipasa est  un territoire entaché par des actes contraires à l’éthique, contrairement aux déclarations des discours officiels.

M'hamed Houaoura
 
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