Edito
 

Palestine abandonnée

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le 16.05.18 | 12h00 Réagissez


Le massacre     de Palestiniens illustre définitivement l’exclusive logique guerrière du gouvernement israélien. Il pousse un peu plus le processus de paix dans sa tombe. L’abominable jubilation des dirigeants israéliens et américains à Jérusalem, lors de l’inauguration la nouvelle ambassade américaine, au moment même où la tuerie est perpétrée, dit tout le mépris que les deux capitales vouent à la communauté internationale. Au diable la légalité internationale.

Le Poutine arrogant en Syrie a curieusement perdu sa voix. L’horreur que suscite le carnage commis par l’armée israélienne contre la population de Ghaza – pourtant pacifique – n’embarrasse pas Washington encore moins Tel-Aviv. La condamnation unanime des Etats et l’indignation générale des opinions publiques n’affectent nullement ces deux gouvernements unis pour le pire. Rien ne semble pouvoir arrêter cette spirale meurtrière dans laquelle s’est enfermé le gouvernement de l’Etat hébreu.

Ni les lois internationales ni la conscience humaine ne peuvent constituer une digue légale et morale face à la folie meurtrière des dirigeants israéliens. L’obscène scène de joie venue de Jérusalem le jour même du massacre confirme le choix de la diplomatie de violence qu’adopte le cabinet de Benyamin Netanyahu.
Profitant du soutien inconditionnel du «fou» de la Maison-Blanche et de la faiblesse de la communauté internationale, la droite dure israélienne entend parachever, dans le sang, son projet de colonisation.

A coups d’assauts militaires récursifs – jouant sur le temps long – elle vise à achever les dernières poches de résistance palestinienne. C’est une politique qui s’inscrit dans une longue stratégie militaire d’occupation totale du territoire palestinien déjà fortement morcelé. L’attaque d’avant-hier en est une des étapes. Les rounds de négociation n’ont servi au final que de moments de repli tactique dans un processus de guerre que mène Tel-Aviv.
D’évidence, l’agression de ce lundi noir n'a été possible que parce que aussi le monde arabe, qui a longtemps «squatter» la question palestinienne, a déplacé la ligne de clivage vers et contre l’Iran. Beaucoup de pays de la Ligue arabe, notamment les monarchies du Golfe, sont dans une normalisation tacite avec l’Etat israélien.

Pour eux, «l’ennemi premier» c’est l’Iran et sa substance religieuse qui est le chiisme.
Depuis la disparition du leader historique Yasser Arafat, la question palestinienne n’est plus la «mère des causes» arabes. Au «front du refus» se substitue le cortège de l'alignement. S’exprime de plus en plus et de manière évidente l’abandon de la Palestine, alors que s’opère subrepticement le rapprochement avec l’«ennemi». A terme et dans une région normalisée sous le leadership saoudien – ami de Trump – l’Etat hébreu sera «banalement accepté». Et sans possibilité de voir naître à côté de lui un Etat palestinien indépendant. Cruelle perspective. Mais c’est assurer la violence permanente. A la paix promise c’est manifestement la guerre garantie. Ce sera la défaite de l’humanité.

Hacen Ouali
 
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