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Cancer et autres maladies chroniques : Tout est dans le moral et l’assiette

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le 04.01.18 | 12h00 Réagissez

Et si le cancer, ou toute autre maladie chronique, n’était pas une fatalité et que la guérison définitive était possible ? Et si la guérison dépendait du psychisme du malade lui-même avant tout autre protocole ? Pour la médecine nouvelle germanique, initiée par  Dr Ryke Geerd Hamer, chacun s'est, seul, rendu malade. Et c'est aussi chacun, seul, qui, grâce à la prise de conscience, tout naturellement, en utilisant toutes les aides bénéfiques, parviendra à guérir. Intéressés par ce concept, bon nombre de médecins algériens s’y initient et l’intègrent dans leur protocole de guérison.

Pourquoi le corps devient-il malade ? Pourquoi un organe et pas un autre ? Pourquoi le corps fabrique-t-il le cancer  ? Ce sont justement ces questions qui sont à l’origine de toute cette nouvelle médecine, qui considère la maladie comme une traduction d’un malaise psychique vécu seul.

«Tout comme une grossesse, la genèse de la maladie dure de sept à neuf mois pour aboutir à la naissance d'une pathologie. Le facteur déclenchant de cette genèse est un stress majeur, spécifique au patient, qui peut être anodin pour une tierce personne, mais qui est considéré comme stress majeur dans le subconscient du patient.

Si ce dernier se concentre sur ce stress pour l'extirper de sa mémoire et de son subconscient, le conscient se trouve convaincu du lien direct entre le déclenchement de la maladie et ce stress.

Le simple fait d'évoquer ce stress est une thérapie en elle-même, ne nécessitant même pas une séance de psychothérapie, car il ne s'agit pas de résoudre un conflit, mais de prendre conscience que ce conflit a généré la maladie. Ne pas prendre conscience du conflit initial engendre le maintien de l'état de maladie, la simple prise de conscience et l'évocation de ce conflit permettent au patient de se détacher du conflit et de la maladie en elle-même.

L'instant où le patient dévoile au praticien, à l'entourage, ou à lui-même, quel stress a généré cet état de maladie, il se trouve déjà dans une optique directe de guérison. Il n'existe pas de maladies incurables, il existe des préjugés incurables. Ce n'est pas parce qu'il n'existe pas de médicaments efficaces pour une maladie donnée, qu'il n'existe pas de situation réversible», déclare Dr Ilyes Baghli, médecin sophrologue et président de la Société algérienne de nutrition et de médecine orthomoléculaire (Sanmo).

En effet, selon la médecine nouvelle, la guérison est une décision personnelle du patient, loin du bénéfice généré par la maladie elle-même, comme la compassion, la disponibilité et le nouveau statut familial, social et professionnel. Elle nécessite une prise de décision pour se détacher de tous ces bénéfices et prendre la responsabilité de faire face aux défis personnels, familiaux, sociaux et professionnels. La guérison dépend à 51% du mental du patient et à 49% des différentes thérapies : nutrition, orthomoléculaire.

Définir la cause morale de la maladie garantit la guérison à l'instant même de cette prise de conscience. Cela paraît philosophique pour certains, mais beaucoup de cas, à travers le monde et en Algérie, ont pu se sentir mieux, voire guérir complètement de leur maladie. L’explication que donnent ces médecins qui adoptent des méthodes personnalisées à chaque cas est que le subconscient ne pouvant supporter un mot blessant, un geste ou tout autre acte qu’il n’a pas pu digérer, ordonne au corps de devenir malade pour avoir le confort que procure la maladie, à savoir pas de conflits, mais plutôt beaucoup de compassion.

La médecine nouvelle ne considère pas les cellules malades comme ennemi du corps, mais plutôt des cellules amies qui traduisent un malaise plus profond. Elles ne sont en aucun cas la cause de la maladie, mais plutôt sa manifestation. Les décimer sans régler le problème psychique réel plonge le malade dans une série de rechutes qui peuvent parfois être fatales.

La magie de la nutrition

Dans le chemin de la guérison, il y a un long travail à faire. Il commence par une décision définitive avec la blessure morale (pardonner ou non à la personne qui l’a causé) pour aboutir à d’autres thérapies, dont la nutrition.

En effet, la nutrition peut devenir un remède. Selon Dr Monique Béjat, présidente de l'association Kousmine française, présente récemment à Alger à l’occasion du dernier séminaire de la Sanmo tenu en décembre 2017, il existe de véritables aliments remèdes. Ils ne sont pas précis par un nom, mais plutôt par leur authenticité.

Pour les reconnaître, il suffit juste de se poser la question si nos ancêtres avaient ces produits sur leur table et de même qualité ou pas. «Les aliments authentiques sont des aliments vrais, ressourçants, vivants, de qualité nutritionnelle élevée, aliments que les sociétés ancestrales ont testés pour nous durant des milliers d’années. Ils sont à consommer tels que nos ancêtres le faisaient. Ces aliments sont riches en vertus thérapeutiques, au point qu'ils sont des remèdes qui devraient constituer au moins 70% de notre alimentation. Ces produits ne sont pas chimiqués (pesticides) ou raffinés.

Les fruits et légumes sont cueillis à maturité et les viandes et sous-produits animaux proviennent d’animaux élevés à l’ancienne», détaille Dr Béjat, avant de préciser que tout autre produit qui ne respecte pas ces règles de produit authentique, est considéré comme un produit trompeur ou falsifié.

Pour elle, une assiette santé contient 65% de fruits et légumes et 35% de viandes. Une assiette qui ressemble à celle de l’homme primitif. Elle prescrit peu de féculents et de sucres, peu de produits laitiers (de préférence du lait de chèvre ou de brebis) et surtout de supprimer les graisses transformées. «Cette alimentation devra être adaptée au tempérament et à l’état physiologique ou pathologique du moment et aussi aux goûts de chacun. Logique : on ne donne pas à manger à une personne de 70 ans comme à un bébé de 2 ans. La nutrition est un art de vie et de santé», abonde-t-elle.

La vitamine C et le cancer

En plus d’un moral au beau fixe et d’une nutrition bien équilibrée, le chemin vers la guérison est presque terminé. Toutefois, il y a la vitamine C, ou, comme l’appellent les médecins et chercheurs, la molécule de la vie.  Une molécule indispensable à la vie de l'être humain qui a démontré son efficacité dans la prévention et le traitement de plusieurs maladies, dont le cancer. «La vitamine C booste le système immunitaire, l’aide à fonctionner correctement et corrige toute déficience.

Elle permet d’avoir une réponse thérapeutique efficace, voire spectaculaire, à plusieurs maladies, déclare Dr Ilyes Baghli, président de la Sanmo. Administrer des mégadoses de cette molécule pour un cancéreux qui suit des séances de chimiothérapie et de radiothérapie permet d’éviter la baisse des globules blancs et du taux de plaquettes.

Ceci permet au patient d’être en meilleur état avec moins de nausées, pas de chute de cheveux, ni de pâleur, d’asthénie ou de fatigue». Selon les spécialistes, à faible dose, la vitamine C est un antioxydant permettant de faire face au stress oxydant et de prévenir différentes maladies. A forte dose, la vitamine C est un pro-oxydant, qui est la lyse des cellules cancéreuses avec libération d'eau oxygénée.

En fin du compte, rester en bonne santé ne demande pas beaucoup de choses, sauf affronter son malaise moral et non pas l’enfermer à l’intérieur de soi, manger sainement et avoir sa dose de vitamine C au quotidien.
 

Asma Bersali
 
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