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Entreprises algériennes et virage numérique

Déficit d’intégration des nouvelles technologies

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le 09.04.18 | 12h00 Réagissez

Les TIC sont-elles bien intégrées dans les entreprises algériennes ? Pertinente question dans un contexte de transition vers l’économie numérique.

L’information digitalisée devient non seulement une ressource économique de plus en plus stratégique, mais elle est aussi de plus en plus abondante et les outils qui permettent d’en extraire de la valeur sont de plus en plus performants.

De manière générale, il existe six grandes familles de technologies de l’information : matériel informatique et téléphonique, équipements réseaux, serveurs, capteurs, télécom (data center), solutions logiciels de type ERP, CRM, BI, SRM, GPAO, GMAO, solutions applicatives web et mobiles (sites, plateformes, applications) dites «digitales», réseaux sociaux et sites notoires e-mail (le digital consommé qui représente 20% de la valeur), objets connectés, et plateformes de big data.

Contacté, Ammar Khadraoui, fondateur, et CEO Asmos Consulting, cabinet de conseil en business et digital transformation, nous éclairent sur ce sujet.

«Les entreprises algériennes ont un grand déficit d’intégration des nouvelles technologies, il ne s’agit pas uniquement d’équiper les collaborateurs de matériel informatique, logiciels de bureautiques et de boîtes e-mail, mais au-delà de se doter des systèmes d’information qui permettent de gérer toutes les activités et les processus de l’entreprise, pour lui permettre de piloter sa performance, de structurer sa gestion et d’automatiser tout ou une partie de certaines procédures», dira-t-il. «Il en est de même pour les équipements réseaux, qui sont le socle qui permet à la fois de faire transiter les flux et d’acheminer les données.

Nos directeurs des systèmes d’information ne sont pas encore intégrés dans les comités exécutifs pour plusieurs raisons: leur niveau de maturité, leur capacité à challenger les directions générales et les directions métiers, l’écosystème de prestataires de service pauvre et le manque de vision à porter à moyen et long terme».

Le système d’information est l’outil de production par excellence de toutes les entreprises et les institutions. «A force de focaliser nos débats sur le digital consommé, il suffit de voir le nombre d’événements organisés, nous avons perdu de vue que sans châssis, aucune voiture ne permettra de faire profiter de ses sièges en cuir», ajoute-t-il. Les nouvelles technologies représentent un marché de plusieurs milliards d’euros en Algérie si nous structurons notre économie, nos modèles et les visions de chaque entreprise et chaque institution.

«Le savoir est disponible à grande échelle sur le web, la problématique est quoi chercher, quoi apprendre, quoi partager, et surtout quelle valeur construire avec cela. Nous avons perdu le sens par manque de vision, voire d’ambition, et nous focalisons sur l’actualité qui détruit le savoir structurel au profit de la consommation d’idées», met-il en exergue. Selon lui, il faut construire notre propre contenu autour des meilleurs enseignements internationaux, pratiques et méthodes, mais avec la conscience de nos niveaux de maturité et avec la capacité de développer des visions pragmatiques.
 

Kamel Benelkadi
 
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