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Conférence-débat sur l’identité numérique

Opportunités ou menaces ?

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le 28.11.17 | 12h00 Réagissez


Une conférence-débat, organisée par le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE), a eu lieu, dimanche dernier à Alger, sur l’identité numérique pour la promotion de l’économie numérique. Abderrezak Henni, DG de la modernisation de la documentation et des archives au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, a présenté le numéro d’identification nationale (NIN), qui est aujourd’hui «un élément structurant au niveau national». Il y a deux guichets.

Celui de d’état civil, des documents administratifs et de résidence, un deuxième guichet dédié aux services électroniques où tous les documents sécurisés vont être donnés (passeport, carte d’identité, permis de conduire et carte grise). «Nous travaillons sur la e-commune : tous les services vont être dématérialisés.

Alger-Centre sera un site pilote et l’opération va se généraliser», dira-t-il. Et de poursuivre : «Quand on aura la certification électronique, ces trois guichets pourront être déplacés chez le citoyen à la maison et à partir d’internet, il pourra demander un service ou un document. Tout le système est sécurisé, on ne fait rien qui puisse porter atteinte à l’information concernant le citoyen, les informations sont cryptées et déchiffrées au niveau des centres et mises dans des documents qui sont livrés à leur titulaire d’une manière très sécurisée.» Maître Hind Benmiloud, avocate spécialiste des TIC, a dit : «Internet est un magnifique outil de développement qui facilite la vie des citoyens. On a accès au savoir, il est plus facile de faire des recherches sur une étude ou un exposé, mais il ne faut pas perdre de vue aussi l’aspect pervers. Quand vous remplissez des informations sur des sites, vous n’en avez plus le contrôle, quelqu’un peut les usurper et se faire délivrer un passeport, par exemple.»

Selon elle, «la biométrie est une avancée extraordinaire, ça facilite la vie au citoyen, mais il n’en demeure pas moins qu’un texte essentiel sur la protection des données et la circulation des flux n’est pas encore promulgué. Est-ce que nous avons la garantie que ceux qui manipulent nos informations veillent sur la confidentialité et la sécurité. Aujourd’hui, en Algérie, on n’a pas le réflexe de signer des contrats avec des clauses de confidentialité. Nous avons des contentieux, nous avocats, parce qu’un informaticien s’est volatilisé avec tous le patrimoine informationnel de l’entreprise, c’est un problème de culture».

Elle ajoute : «Ce qui me fait peur, par exemple, la carte chifa renferme des données sensibles de santé, or je ne sais pas qui la manipule. Il se pourrait qu’un individu qui travaille dans le secteur puisse donner l’information à un employeur. Nous devons avoir un texte qui définisse précisément ce qu’est une donnée sensible, la catégoriser par ordre d’importance. D’où l’intérêt d’avoir une autorité indépendante, comme la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) en France pour vérifier, contrôler et instaurer un système déclaratif.» 
 

Kamel Benelkadi
 
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