Régions Centre Alger
 

Environnement

Signature de deux conventions pour la préservation des ressources en eau

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 17.05.18 | 12h00 Réagissez

 
	Les différents acteurs des ressources en eau unissent leurs efforts pour une gestion optimale
Les différents acteurs des ressources en eau unissent leurs...

Deux conventions de coopération ont été signées entre la Société des eaux et de l’assainissement (Seaal), l’Agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau (Agire) et une entreprise privée, en vue de préserver les ressources en eau et maîtriser les déchets industriels.

La première convention a été signée entre Seaal et l’Agire, la deuxième entre la Direction des ressources en eau d’Alger, Seaal, et une entreprise privée. La convention a pour but d’échanger les données de protection des ressources en eau et de mettre en place des mécanismes susceptibles de coordonner les efforts, et partant, la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la pollution industrielle qui menace la santé publique et l’environnement.

Signées en marge d’une journée de sensibilisation sur «la maîtrise des déchets industriels» à l’Ecole supérieur d’hôtellerie de Aïn Benian, ces deux conventions visent à mettre sur pied, à renforcer la coopération et à établir un partenariat entre les gérants du secteur de gestion des ressources en eau et d’environnement et entre les opérateurs industriels, pour l’unification des efforts et une meilleure prise en charge des déchets industriels.

Le directeur général de l’Agire, Deramchi Mohamed, a indiqué que la convention, une fois généralisée sur les différentes entreprises de l’Algérienne des eaux, œuvrera à la coordination des efforts entre Seaal et l’Agire, en vue de mettre en place une stratégie globale sur les mécanismes de gestion de l’utilisation de l’eau à Alger et à mobiliser tous les moyens pour une utilisation rationnelle de l’eau et sa préservation de la pollution industrielle.

Il a souligné que l’Agire a pour mission le suivi de la métrologie des eaux usées par les établissements publics et privés qui comptent sur le réservoir d’eau souterraine. Pour sa part, le directeur général de Seaal, Brice Cabibel, a mis l’accent sur l’importance de la signature de ces conventions visant à coordonner les efforts collectifs des opérateurs et à mobiliser les moyens et expertises techniques pour mettre fin au problème des liquides industriels toxiques que produisent certaines entreprises industrielles à Alger, et qui n’observent par la décision d’installation des stations de prétraitement pour la préservation de l’environnement.

L’action de coordination entre les différents partenaires de gestion des ressources en eau permettra l’unification du fichier des entreprises industrielles pour connaître l’entreprise qui traite ses eaux usées à Alger, en déterminant la qualité de son activité et les déchets industriels qu’elle produit. De son côté, le directeur des ressources en eau de la wilaya d’Alger, Karim Boukercha, a évoqué les différentes mesures prises par l’Etat tendant à prendre en charge le secteur des eaux, faisant état de la distribution quotidienne (24/24h) de un (01) million de m3 et le traitement de 80% des eaux usées à Alger à travers 3 stations d’épuration, à savoir Baraki, Réghaïa et Beni Messous.

Par ailleurs, des éléments de la police des eaux contrôlent toute forme de mauvais usage du réseau hydrographique, alors que certaines entreprises industrielles déversent encore leurs substances liquides nocives dans les canalisations, en dépit des mises en demeure. Il a indiqué que le taux de prise en charge des liquides industriels versés au niveau du littoral algérois avait enregistré une progression, ajoutant qu’il existe 71 plages autorisées à la baignade à Alger, 4 plages en état de pollution fermées, attendant leur réouverture d’ici l’année prochaine.

Le directeur de l’énergie et des mines de la wilaya d’Alger, Hamou Benabdallah, a précisé que ladite wilaya disposait de 3 zones industrielles recensant 601 unités de production qui s’étendent sur 1486 hectares réparties sur l’est et l’ouest de la capitale. M. Benabdellah a indiqué que la commission de wilaya multisectorielle en charge de la lutte contre la pollution industrielle, installée en mars 2014, avait effectué à ce jour, plus de 900 sorties sur le terrain ayant permis de recenser 173 unités industrielles polluantes, révélant que 18 mises en demeure ont été notifiées à 18 unités, dont certaines se sont engagées à se doter de stations de traitement de déchets.

Par ailleurs, le même responsable a affirmé que les 2 entreprises, Seaal et Naftal, s’étaient engagées à mettre à profit toute leur expertise en vue d’accompagner les entreprises concernées dans l’opération d’installation et de mise en service des stations d’épuration et de récupération des eaux polluantes.

Il a précisé en outre que, depuis 2014, 104 entreprises ont été dotées de stations d`épuration, dont 49 unités entre 2015-2017, tandis que 10 stations sont en cours de réalisation et 57 autres en cours d’étude. Par ailleurs, la rencontre a connu plusieurs interventions portant sur les aspects juridiques des déchets industriels et les méthodes de traitement des liquides industriels toxiques, ainsi que son impact sur l’environnement, à l’image d’une étude au niveau du lac pollué de Réghaïa.

Une délégation composée d’experts et de spécialistes en matière d’environnement a visité, également, la station d’épuration des eaux usées de Beni Messous, pour s’enquérir des efforts consentis par l’Etat visant à moderniser la gestion du secteur des ressources en eau.
 

K. S. et Agence
 
Loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Loading...
Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...