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Tipasa. Balade en mer

La bureaucratie prend le large

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le 12.08.17 | 12h00 Réagissez


 

Nombreux sont les opérateurs algériens qui souhaitent intervenir dans ce créneau. Malheureusement, la bureaucratie en Algérie a de bonnes années devant elle pour «dévorer» toutes les idées qui vont dans le sens du développement.

A Tipasa, pour ne citer que cet exemple, les jeunes utilisent leurs petites embarcations destinées initialement à la pêche, proposent aux familles des balades en mer selon une tarification différente. L’activité en elle-même existe, mais elle n’intéresse pas les responsables locaux, bien qu’elle soit inscrite dans le développement du tourisme. L’engouement y est, notamment quand la mer est calme.

«La balade en mer» pratiquée par ces jeunes demeure au stade de l’archaïsme, caractérisée par l’absence de sécurité et l’anarchie. Les familles clientes ne font même pas attention. L’essentiel pour elles est de s’évader pour quelques minutes au large de Tipasa et faire des découvertes. Un autre investisseur qui avait sollicité tous les responsables algériens, y compris le président de la République, pour que son projet relatif à la balade en mer puisse se concrétiser et voie enfin le jour, constate avec impuissance toutes les entraves dressées contre son dossier d’investissement.

Ils rament

«J’ai tout fait pour respecter l’esprit et les textes de la loi qui règlementent l’activité
«balade en mer», écrit-il avec amertume. Il veut acquérir un bateau de plaisance d’une vingtaine de places. En dépit de son apport financier personnel de 30%, l’opérateur algérien n’arrive toujours pas à bénéficier d’un crédit auprès des banques algériennes.

«Activité nouvelle», tel est le prétexte avancé par les organismes financiers pour justifier le rejet du dossier. Autre difficulté : l’investisseur est en possession d’un agrément pour exercer l’activité de «balade en mer» (plaisance, ndlr) sur un itinéraire allant de Chetaïbi à Annaba, l’entreprise publique qui gère les ports lui a fait part qu’il n’y a point de poste à quai au port de Annaba. L’ex-ministre des Transports, actuellement élu à l’APN, Boudjemaâ Talaï, avait été interpellé sur son sujet. Aucun responsable algérien saisi par l’investisseur Mohamed D, résidant à Annaba, n’a daigné répondre à son courrier. Mais où sont-elles concrétisées les instructions des hautes autorités du pays en matière d’encouragement à l’investissement, notamment celles inhérentes au secteur du tourisme ?
 

M'hamed Houaoura
 
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