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Sétif : La mise en quarantaine de Bir N’Saa

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le 09.01.18 | 12h00 Réagissez

Partie intégrante du nouveau pôle urbain où l’on a érigé des milliers de logements de différents segments, la cité de Bir N’Saa, se trouvant malheureusement dans la périphérie nord- ouest de la capitale des Hauts-Plateaux, fait pitié.

Pour les besoins d’une inauguration protocolaire présidée par l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en octobre 2013, l’endroit a été nettoyé puis oublié. Non inscrit dans l’itinéraire des équipes de nettoiement de la municipalité, l’espace touche l’abîme, causant le désappointement de ses habitants.

«Située à quelques encablures de l’université Sétif II, notre cité prenant de plus en plus de l’ampleur, est délaissée. La commune ne daigne donner un coup de balai qu’à l’approche de la remise des clés d’un nouveau quota de logements. En plus du délabrement du cadre de vie du site, qui, pourtant n’a pas dix ans d’existence, la défaillance de l’éclairage public, notamment au niveau du boulevard principal où l’activité est dense de jour comme de nuit, n’offusque personne.

Le même problème se pose du côté du périphérique Sétif-Béjaïa fréquenté quotidiennement par des milliers de véhicules. Mal éclairée, une partie du tronçon précité représente un véritable danger pour ses usagers», pestent de nombreux citoyens rencontrés au niveau d’un des nouveaux cafés du coin, où le rond-point et le terre-plein des lieux sont abandonnés à leur triste sort.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, les palmiers, qui ont  -faut-il le rappeler- coûté les yeux de la tête aux contribuables, s’effritent comme un château de sable. Perdurant depuis belle lurette, le désolant spectacle fait de mauvaises herbes, d’une montagne de sachets en plastique et divers autres détritus ne dérange apparemment pas les responsables concernés.

Situés aux alentours des sièges de la municipalité et de la wilaya, des espaces identiques sont périodiquement astiqués par les équipes de l’Etablissement public à caractère industriel et commercial (Epic) chargé de la gestion des espaces verts de la ville. Selon un cadre de la municipalité, l’établissement en question s’occuperait d’une partie restreinte de l’agglomération.

Pour connaître la position et avoir un aperçu sur l’activité de l’Epic, on a essayé de joindre son directeur. Lequel n’a pas jugé utile de donner suite à nos sollicitations. Le silence radio de certains élus (reconduits pour une nouvelle fonction rémunérée) et certains «cadres» indisposés par les écrits ne caressant pas dans le sens du poil, ne nous découragent pas. Ayant hérité d’un véritable cadeau empoisonné, le nouveau maire de la municipalité où des milliards de dinars moisissent au fond des caisses, est appelé à secouer ses services.       
 

Kamel Beniaiche
 
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