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Akbou : De l’amiante au CEM Malek Kadoum

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le 07.01.18 | 12h00 Réagissez

Le CEM Malek Kadoum (ex-Internat) d’Akbou, dont la construction date de l’année 1969, recèle de l’amiante dans les parois de certains de ses locaux.

La structure de ce collège, le plus vieux de la commune d’Akbou, a subi moult extensions au fil des ans. Des agrandissements dictés par la nécessité d’accroître sa capacité d’accueil, afin de répondre à une demande de scolarisation sans cesse plus grande. Néanmoins, une partie de la structure originelle, qui demeure fonctionnelle à ce jour, n’est pas encore débarrassée de ce fameux matériau cancérigène.

«Le bloc renfermant de l’amiante abrite les services de l’administration, la salle des professeurs, la bibliothèque et le laboratoire», nous confie le directeur du CEM. «Depuis 2015, a-t-il souligné, les salles de classe se trouvant dans ce bloc ont été fermées, de même qu’on a mis sous scellés la demi-pension, car elle ne répondait plus aux normes d’hygiène et de sécurité».

Le projet de désamiantage de cette structure, vieille de près d’un demi-siècle, était dans les limbes, nous a fait savoir le directeur. «Nous avons reçu une enveloppe d’un montant de 3 millions de dinars pour prendre en charge cette opération, laquelle n’a pu être concrétisée», a expliqué notre interlocuteur, évoquant des contraintes rédhibitoires sur lesquelles l’établissement n’a aucune emprise.

Pourtant, le danger encouru par l’exploitation de ces locaux ne fait plus l’ombre d’un doute. Un rapport d’expertise, réalisé en mai 2013 par les services du CTC, est formel. «L’exploitation de ces locaux représente un risque pour la santé et la sécurité de leurs occupants», est-il mentionné.

Interrogé sur ce sujet, un praticien établi à Akbou confirme, si besoin est, qu’il y a une relation de causalité entre une exposition prolongée à l’amiante et l’apparition de tumeurs cancéreuses. «Ce lien est indéniable. Ce qui l’est moins, c’est de pouvoir le prouver de manière irréfutable, surtout qu’il s’écoule souvent beaucoup de temps entre l’exposition au risque et la manifestation pathologique», souligne-t-il.


M. A.
 
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