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Célébration de la journée nationale de l’artiste à Tizi Ouzou

Hommage au chanteur Rachid Mesbahi

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le 12.06.18 | 12h00 Réagissez

 
	Le chanteur Rachid Mesbahi honoré chaleureusement à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou 
	 
Le chanteur Rachid Mesbahi honoré chaleureusement à la...

A l’occasion de la Journée nationale de l’artiste (8 juin), un hommage a été rendu samedi soir à Tizi Ouzou au chanteur kabyle Rachid Mesbahi.

L’activité, qui s’est déroulée à la maison de la culture Mouloud Mammeri, en présence de Rachid Mesbahi, de ses amis et de nombreux invités (Ouazib Mohand Améziane, Taleb Tahar, Salah Maâmar, Hamidi Saïd, Rabah Gacem, Saïd Khazem), a été marquée par un gala artistique et des témoignages sur sa vie et son œuvre.

Très attendu par ses admirateurs après une longue absence, Rachid Mesbahi, qui a fait le déplacement de France où il réside, a gratifié le public de ses plus belles mélodies. L’hôte de la ville des Genêts, d’où il est originaire, s’est dit très honoré de cette rencontre. «Je suis très content de revoir mes fans et des gens de ma région. Je remercie les organisateurs d’avoir pensé à moi», a-t-il dit en substance, avant de prendre son mandole, son instrument de prédilection, pour une soirée empreinte de nostalgie. Il a interprété une dizaine de ses chansons, dont Yemma Aâzizen, Savoune Natnach, Ruh Anfiyi.

Accompagné d’un orchestre et d’une chorale féminine, l’enfant de Houmet El Djamaâ, quartier mythique de la ville de Tizi Ouzou où il a vu le jour en 1942, a également chanté à la mémoire de Dahmane El Harrachi (Bilad El Khir, Ya rayeh) Slimane Azem (El Wakth Aghedar, Amentas), Cheikh El Hasnaoui (Sani Sani) et Matoub Lounès (Slaâvtis Ayavahri). «Je leur rends hommage à ma manière, en reprenant leurs œuvres. Ils ont beaucoup donné pour la chanson kabyle», a commenté celui qui avait côtoyé toutes ces personnalités qui ont marqué de leurs empreintes la scène artistique algérienne.

Dans son allocution, la directrice de la culture, Nabila Gouméziene, a témoigné des qualités humaines et artistiques de Rachid Mesbahi, le maître du mandole, qui a chanté avec de nombreux artistes en Algérie et en France. Il a composé et interprété des œuvres qui resteront gravées dans les annales de la chanson kabyle.

Pour le maire de Tizi Ouzou, Ouahab Aït Menguellet, Rachid Mesbahi a beaucoup contribué à l’essor de la chanson kabyle et défendu la cause amazighe. «Rendre hommage à un artiste de son vivant est une très bonne idée», a-t-il ajouté. Nos confrères Mohamed Haouchine et Rachid Hammoutène, qui connaissent depuis longtemps cet artiste au riche répertoire, ont évoqué au micro de l’animateur des souvenirs de jeunesse dans la ville de Tizi Ouzou durant la Guerre de Libération nationale. Mohamed Haouchine rapporte que c’est Rachid Mesbahi qui avait sauvé la chanteuse Nnifa (1924-1981), des rafles de l’OAS à Alger, en la ramenant avec lui à Tizi Ouzou où elle restera jusqu’à ce qu’elle fasse le choix de s’exiler en France. Notons qu’un burnous blanc a été remis à Rachid Mesbahi à la fin du spectacle, en présence du représentant du wali, de membres de l’APW et des chanteurs invités à l’hommage.

Selon une biographie de la direction de la culture, Rachid Mesbahi est né durant la seconde guerre mondiale en 1942, dans la haute ville de Tizi Ouzou, précisément au quartier Houmet El Djemaâ. Fils de Lounès, dit Lounès Aïssiou, et de Bellil Ouerdia, il est le cadet d’une fratrie de quatre sœurs et deux frères, Mouloud et Brahim. «Très jeune, Rachid faisait de petits métiers, dont celui de cireur dans les rues et venelles de la ville pour aider un tant soit peu son père afin de subvenir aux besoins de la famille, sans pour autant négliger sa véritable passion pour la musique où chaque soir que Dieu fait, il grattait les fils d’un semblant de guitare faite à base d’une boîte de lubrifiant en métal et d’un manche en bois.

Au fil du temps, il finit par manier aisément presque tous les instruments de musique pour devenir par la suite un virtuose du mandole.» Il quitte jeune l’Algérie pour s’installer à Paris où il a peaufiné son art. Il a accompagné de grands noms de la musique chaâbie, à l’image de Dahmane El Harrachi, Akli Yahiatène, Allaoua Zerrouki, Matoub Lounès et tant d’autres.

Ahcène Tahraoui
 
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