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La lutte contre l’analphabétisme porte ses fruits

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le 10.01.18 | 12h00 Réagissez

 
	La direction de l’éducation a recensé cette année 16 480 inscrits dans les classes d’alphabétisation,  dont 14 640  femmes et 1 840 hommes. La majorité des écoles primaires (80%) à travers la wilaya accueille les classes d’alphabétisation et couvre toutes les communes de la wilaya.
La direction de l’éducation a recensé cette...

La lutte conte l’analphabétisme, un des chevaux de bataille des pouvoirs publics, est prise très au sérieux à Oran.

Dans ce sens, l’Office national d’alphabétisation et de l’apprentissage des adultes, en collaboration avec la direction de l’éducation n’a épargné aucun effort ou ressources pour que cette action réussisse, d’où un saut qualitatif à Oran, malgré les contraintes à plusieurs niveaux.

A l’occasion de la Journée arabe de l’alphabétisation, qui coïncide avec le 8 janvier de chaque année, El Watan s’est rapproché de quelques acteurs de ce secteur. Lors de notre visite à une classe de l’école primaire Yaghmoracen, à Maraval, un grand satisfecit régnait parmi les apprenantes, dont l’âge varie entre 32 et 65 ans. Fatiha, 54 ans, qui est à sa deuxième année en classe d’alphabétisation, n’a pas caché sa motivation à aller le plus loin possible et de s’ouvrir à des horizons auxquels il lui est possible d’accéder grâce à sa volonté d’apprendre à lire et à écrire. «Maintenant, je peux lire plein de livres et je peux comprendre énormément de choses, ce qui était impossible à imaginer il y a deux ans», dira-t-elle.

Sa camarade de classe, Badra, 51 ans, femme de ménage de profession, native de la wilaya de Relizane, dans une bourgade où les filles n’allaient pas à l’école, a saisi l’occasion de son installation à Oran pour s’inscrire dans cette classe. «Je ne peux exprimer ma joie depuis que je fréquente cette classe, je renais à nouveau. Je peux désormais lire mes documents officiels», dira-t-elle. «J’ai même appris à télécharger des recettes de cuisine depuis internet et les faire», renchérit Amina, 41 ans, originaire de Bordj Bou Arréridj, installée depuis quelques années à Oran.

De son côté, Mme Mekab Chaâlal Nora, inspectrice des classes d’alphabétisation des circonscriptions d’El Othmania et El Badr, a saisi cette occasion pour lancer un appel «à celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de fréquenter les bancs de l’école de faire le premier pas pour bénéficier de la stratégie nationale d’alphabétisation, qui met à la disposition des apprenants des manuels gratuits et un encadrement de qualité au sein des écoles, et, dans certains cas, même le cartable et les fournitures scolaires sont offerts aux démunis». Notre interlocutrice a noté aussi que plusieurs classes dédiées à l’alphabétisation en langue nationale amazighe font partie intégrante de cette stratégie et ont été ouvertes à Oran, notamment à Aïn El Beïda.

Elle regrette qu’avec tout cet arsenal, Oran enregistre une démotivation de la part des hommes malgré les facilités accordées (ouverture de classes après les heures de travail).

A titre d’exemple, là où elle travaille, sur une douzaine de classes, une seule est fréquentée par six hommes seulement, alors que la moyenne de fréquentation des femmes est de 12 à 26 apprenantes par classe. De son côté, le directeur de l’éducation, Slimani Arzeki, a souligné que le taux d’analphabétisme à Oran est en dessous du taux national. «Il est de 7% à Oran, contre 10,33% au niveau national». Pour ce qui est des chiffres, la direction de l’éducation a recensé, cette année, 16 480 inscrits dans les classes d’alphabétisation,   dont 14 640 femmes et 1 840 hommes.

La majorité des écoles primaires (80%) à travers la wilaya accueille les classes d’alphabétisation et couvre toutes les communes de la wilaya, en plus des classes de la langue amazighe. Toutefois, quelques enseignants, qui ont voulu garder l’anonymat, dénoncent certaines pratiques de la part de quelques directeurs d’établissement, qui ne fournissent aucun effort pour promouvoir ces classes d’alphabétisation et ne mettent pas à la disposition des enseignants et des apprenants l’équipement nécessaire, mis à part des salles de cours, qui sont, dans leur majorité, délabrées ou non conformes aux normes en vigueur.

Zekri S.
 
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