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Rechaïga (Tiaret) : Enquête judiciaire sur la coopérative de céréales

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le 04.12.17 | 12h00 Réagissez




Plusieurs mois après les enquêtes administratives et sécuritaires diligentées par la direction de la CCLS de Mahdia et par la brigade économique de la Gendarmerie nationale sur une gestion controversée de plus de 6000 quintaux d’orge au niveau du magasin de Rechaïga, le dossier afférent à cette scabreuse affaire devrait finalement aboutir devant le magistrat instructeur près le tribunal de Ksar Chellala, avons-nous appris de source locale.

Une affaire concernant à proprement parler le magasinier de ce dock, qui avait déclaré engranger plusieurs milliers de quintaux de blé, spécialement d’importation, en recourant à des cachets et des griffes désuets depuis que sa hiérarchie en avait confectionné d’autres plus récents, d’où la découverte du pot aux roses qu’entretenait cet agent. Impliqués dans cette affaire, deux agriculteurs, dont l’un déclara n’avoir pas produit du tout de céréales vu la sécheresse qui sévissait dans la région, contrairement à son comparse.

L’affaire intervient alors que diverses coopératives faisaient l’objet d’enquêtes internes ou à l’initiative des services de sécurité, qui ont passé au crible d’autres entités (Mahdia, Si El Haouès, Aïn Dzarit et Rechaïga, entre autres) du fait que l’opinion publique locale ne se fait plus de doutes quant à cette gestion au niveau de l’OAIC et ses déclinaisons, les coopératives de céréales gangrenées par la spéculation.

Cela intervient d’ailleurs parallèlement à une affaire presque similaire concernant la CCLS de Mahdia, où une autre enquête est toujours en cours concernant la spéculation sur l’orge de consommation. Instiguée par le désormais ex-président du conseil d’administration, qui a vu ses fonctions gelées après avoir adressé à la tutelle (OAIC) ainsi qu’au D. S. A et aux autorités un rapport exhaustif sur de prétendus dépassements et connivences. Nos sources indiquent que des centaines de milliers de quintaux d’orge auraient été enlevés avec des noms d’éleveurs, à leurs insu, par des personnes rompues à ce genre de trafic.

Un trafic qui s’exacerbe dans la région, dès lors qu’en l’absence de quantités suffisantes d’orge de rationnement, il y a le stress hydrique. Indisponible dans la CCLS, l’orge se vend, toujours, à un prix déraisonnable chez les maquignons qui pullulent autour de cette entité publique…dans l’impunité.

Fawzi Amellal
 
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