Régions Ouest Tiaret
 

Tiaret : Plaidoyer pour une chasse plus éthique

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le 30.01.18 | 12h00 Réagissez

«Depuis plus de vingt ans, il n’y a pratiquement pas eu de chasse légale sur le vaste territoire de la wilaya, à l’instar de beaucoup de régions d’Algérie», a déploré M. Abdi, un des anciens chasseurs parmi les dizaines qui étaient présents à la rencontre initiée par l’association locale, vendredi dernier, dans un hôtel de la ville.

Rencontre destinée à «sensibiliser et œuvrer afin d’imprégner les chasseurs d’une certaine éthique qui devrait seoir à cette activité qui reste d’essence sportive, voire qui se décline comme une passion», ajoute Abdelkader Boumaâza, un des principaux organisateurs de la rencontre instructive à plus d’un titre.

L’espace de quelques heures, l’auditoire s’est prêté, tout ouïe, aux interventions des uns et des autres, dont celle du représentant de la Conservation des forêts, qui, en plus de situer la donne en matière de chasse, a évoqué textes et règles de base devant guider l’action d’un chasseur digne de ce nom.

La rencontre, dont on escompte qu’elle participe à la préservation de l’équilibre écologique, était centrée sur les espèces protégées et celles présentes dans les maquis de la wilaya, notamment au niveau de «zdamas gharbi», «zdamas chergui», la forêt des Beni Affane et celle de Tiaret, soit environ 154 000 hectares, que les braconniers n’ont pas cessé de dépeupler.

Depuis, la gazelle du cuvier, la perdrix de roche, le faisan, le gibier d’eau, le colvert, le lièvre, le lapin de garenne, le lynx et le sanglier, toutes ces espèces sont systématiquement massacrées. «On ne se soucie ni de la période d’incubation ni des périodes de chasse et, comble du paradoxe, on y emploie jusqu’aux enfants dans cette chasse anarchique qui cause plus de torts que de satisfactions», déplore encore M. Abdi.

C’est d’ailleurs pour ces raisons que le représentant des forêts a évoqué la loi 04/07 du 7 août 2004, qui réglemente la chasse et définit jusqu’aux armes utilisées. «Même le sanglier reste un animal à protéger dans notre région, contrairement à une idée préconçue, faisant croire à une grande présence de cet animal», et d’ajouter que «tout ce qui s’est dit à ce propos reste de la démesure», oubliant que des battues sont organisées dans un cadre tout aussi légal et c’est dire cet autre paradoxe qui renseigne sur la non-communication. A entendre parler de «hayhaya de halouf», on se croit envahi.

D’aucuns n’ont pas cru leurs oreilles à la tenue d’un tel discours, mais la réalité est là, implacable : «Le sanglier risque de disparaître, tout autant que d’autres espèces protégées, à l’exemple de l’hyène, dont une paire a été abattue par des braconniers dans la forêt de Taouyala du coté de Oued-Lilli», explique le représentant des forêts. Singularité lors de cette rencontre : la présence de jeunes personnes éprises de chasse. La relève est assurée, pour peu que les valeurs fondant cette activité soient respectées. Un chasseur doit être assuré et autorisé.                                          

Fawzi Amellal
 
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